La suspension de l’UFDG pour 90 jours par le ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation (MATD), en même temps que d’autres partis influents à l’approche du référendum, continue de faire réagir. Ce lundi 1er septembre 2025, le porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo, a expliqué les raisons de cette décision lors d’une conférence de presse à Conakry.
Selon lui, cette suspension repose sur un ensemble de manquements.
« Le parti a refusé de fournir la liste de son bureau politique national. Ses comptes financiers n’étaient pas opérationnels. En plus, un faux document a été déposé concernant une convention qui n’a jamais eu lieu en 2020. Sans oublier le processus judiciaire en cours », a-t-il énuméré.
Le porte-parole assure que la décision ne vise pas uniquement l’UFDG mais plusieurs formations politiques. « Ce n’est pas un cas isolé », insiste-t-il.
Ousmane Gaoual a également défendu le timing de cette mesure, malgré les critiques sur sa proximité avec le référendum.
« Existe-t-il un moment opportun pour appliquer la loi ? Non. Dans une République, la loi doit être respectée en tout temps. Or, les partis politiques donnent souvent l’impression de n’obéir à aucune règle », a-t-il martelé.
Pour le gouvernement, cette suspension vise à assainir le paysage politique et à renforcer la gouvernance.
Mais pour une partie de l’opinion, elle apparaît comme une manœuvre politique destinée à fragiliser les principales forces de l’opposition à quelques semaines d’un rendez-vous électoral crucial.
Mamadou Yacine Diallo

