La Cour suprême a entériné, vendredi soir, les résultats du référendum constitutionnel, ouvrant la voie à l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi fondamentale. Le président de la République l’a aussitôt promulguée, reléguant la Charte de la transition aux archives.
Dès son adoption, un article fait déjà polémique. L’article 192 stipule que le Premier ministre doit présenter la démission de son gouvernement, sans possibilité de refus du chef de l’État. Pourtant, le Premier ministre Amadou Oury Bah campe sur ses positions. Face aux journalistes, il a assuré que son équipe ne quittera pas le pouvoir.
Cette défiance provoque l’indignation. Mohamed Cissé, président du Parti LaNG, rappelle sur Facebook que « l’article 192 doit s’appliquer », ajoutant que « notre force réside dans notre capacité à respecter nos textes et lois ».
De plus en plus de voix politiques s’élèvent pour exiger le respect strict de la Constitution. Une question brûlante demeure : celui qui a porté ce texte devant le peuple sera-t-il aussi le premier à le transgresser ?
Mamadou Yacine Diallo

