La justice béninoise a lancé, ce 12 décembre 2025, un mandat d’arrêt international contre Kemi Seba, figure panafricaniste influente. Il est accusé pour notamment « apologie de crime contre la sûreté de l’État ».
Né en France de parents béninois, de son vrai nom Stellio Gilles Robert Capo Chichi avant d’adopter
Kemi, il ne possède aujourd’hui que la nationalité béninoise, depuis qu’il a été déchu de sa nationalité française en juillet 2024, une décision motivée par ses prises de position jugées radicales, ses condamnations pour incitation à la haine et son attitude considérée comme contraire aux intérêts de la France.
L’activiste, qui avait lui-même brûlé son passeport français, revendiquait cette rupture depuis des années.
Il est désormais recherché pour « apologie de crime contre la sûreté de l’État, incitation à la haine, à la violence et à la rébellion ».
Dimanche, une vidéo devenue virale le montre qualifiant les auteurs de la tentative de putsch du 7 décembre de « militaires patriotes ».
Il y décrit même cette journée comme « le jour de la libération », des propos perçus par Cotonou comme une légitimation directe de la rébellion dans un contexte politique tendu.
Mamadou Yacine Diallo

