La nuit du 4 au 5 septembre a été particulièrement agitée à Conakry. Selon un communiqué du Front National pour la Défense de la Constitution (FNDC), l’« axe de la démocratie » a connu un important déploiement des forces armées, allant des unités régulières jusqu’aux Forces spéciales.
Des tirs de sommation ont retenti durant toute la nuit, dans le cadre d’une opération de dissuasion orchestrée par le général Mamadi Doumbouya, précise le mouvement.
En parallèle, quatre citoyens favorables à la démocratie auraient été enlevés, tandis que le responsable communal du FNDC à Dixinn reste introuvable depuis son enlèvement survenu 48 heures plus tôt.
À la mi-journée, les rues de la capitale guinéenne apparaissaient largement paralysées. Des patrouilles de militaires et de policiers, armés d’équipements lourds, continuaient de quadriller les lieux afin de prévenir toute manifestation des Forces vives.
Le FNDC annonce qu’un nouveau point de situation sera communiqué dans la soirée. Dans son communiqué, le mouvement réitère son appel à la mobilisation citoyenne, concluant par son slogan : « Seule la lutte libère. »
Mamadou Yacine Diallo

