La tension est montée d’un cran entre Niger et France après les propos d’un haut responsable militaire nigérien appelant à se préparer à une guerre contre l’ancienne puissance partenaire.
Lors d’une prise de parole à Niamey, le général Amadou Ibro, chef d’état-major particulier du président de la transition Abdourahamane Tiani, a déclaré que son pays devait se tenir prêt à un affrontement avec la France. Il accuse Paris de chercher à déstabiliser le Niger et d’entretenir des velléités d’ingérence.
Des déclarations fortes qui interviennent dans un contexte de rupture profonde entre les deux États depuis le coup d’État de 2023. Coopération militaire suspendue, retrait des troupes françaises, refroidissement diplomatique : les relations bilatérales se sont nettement détériorées.
En réaction, l’État-major des armées françaises a démenti toute intention d’intervention, évoquant une « guerre informationnelle ». Aucune déclaration officielle de guerre n’a été formulée par Paris.
Si les mots sont durs, le conflit reste pour l’instant au stade verbal. Mais cette nouvelle passe d’armes illustre la profondeur du fossé qui sépare désormais Niamey et Paris depuis le Coup d’État du pays le 26 juillet 2023.
Mamadou Yacine Diallo

