Lors de l’assemblée générale hebdomadaire de l’UFDG, ce samedi 2 août à Dixinn, Abdoulaye Bah, coordinateur des fédérations du parti à l’intérieur du pays, s’est insurgé contre l’implication jugée excessive de l’administration publique dans la vulgarisation du projet de nouvelle constitution.
Prenant la parole devant les militants, Abdoulaye Bah a tiré à boulets rouges sur les méthodes employées par les autorités de la transition. Selon lui, de nombreux fonctionnaires seraient contraints de participer à la campagne de vulgarisation, sous peine de représailles. « Beaucoup de fonctionnaires sont aujourd’hui contraints de s’y impliquer, non pas par conviction, mais par peur de perdre leur emploi », a-t-il dénoncé.
Le responsable de l’UFDG à l’intérieur du pays voit dans cette dynamique une forme de pression politique inadmissible, qui fausse le débat public et empêche une expression libre des opinions autour de la refonte constitutionnelle.
Ces propos, tenus dans un contexte marqué par la nomination de nouveaux ministres et le lancement d’une vaste opération de communication gouvernementale, viennent nourrir les critiques croissantes contre le régime du général Mamadi Doumbouya, accusé par certains acteurs politiques de dérive autoritaire et de manipulation institutionnelle.
Pour l’UFDG, la révision constitutionnelle ne doit pas être imposée par la peur, mais discutée avec liberté, neutralité et transparence, dans le respect des principes démocratiques.
Ce projet de loi fondamentale est déjà rejeté par certains acteurs politiques qui dénonce une manœuvre pour permettre aux militaires de garder le pouvoir. Les autorités, elles parlent d’une loi fondamentale qui tient compte de toutes les préoccupations de la société Guinéenne.
Mamadou Yacine Diallo

